samedi 15 avril 2017

Impyrium, d'Henry Neff


      Quand Hachette roman a accepté ma demande de lire Impyrium sur Netgalley, j'ai sauté de joie, en plus de me sentir honorée. Héhé. 💪
        Evidemment, j'avais été attirée par les couleurs de la couvertures, le dessin du sceau et le travail de présentation du titre. Ah ! ce titre !(Du latin ! Du latin ! Bomp ! Bomp !) Mais aussi très intriguée par le "y". Mais pourquoaaaaa ? Pour faire allusion au feu ("pyr", en Grec ancien) ? Me dites pas que c'est juste pour faire différent, plus exotique, hein, hein ?😳
       
      Si un jour je dois rappeler à mes latinistes que les mythes gréco-romains ainsi que les langues grecques et latines sont une source inépuisable d'inspiration pour les auteurs d'aujourd'hui, il suffirait que je leur fasse lire les œuvres de J.K. Rowling, qui en sont truffées, mais je pourrais aussi faire allusion à Impyrium, dont l'univers se construit en partie sur la culture antique. Héhé ! C'est bien, c'est bien !  Continuez comme ça !👍🏻

     L'auteur nous raconte les trajectoires de deux individus que tout oppose. 
    D'abord, Hazel est le 3e membre d'une fratrie de triplées appartenant à la famille qui règne sur le Monde, depuis l'Île sacrée, où la famille Faerégine cultive sa légende. Bien qu'elle appartienne à la crème de la crème, Hazel n'est pas bien heureuse. C'est le vilain petit canard albinos de la famille ; elle ne correspond pas du tout aux critères esthétiques de la famille et ne sera pas amenée à succéder au trône, puisqu'elle est précédée de la méprisante et perfide Violet et de la douce et belle Isabel. Comment se faire une place dans ce cas ?
       À travers ses yeux, le lecteur est immergé dans le milieu privilégié de la noblesse magique. Mais tout n'y est pas rose. La famille est ancienne ; son pouvoir repose beaucoup sur la mystification : celle d'une fortune vite envolée, celle d'une préséance de plus en plus contestée par les Familles Nobles, celle d'une magie qui semble l'avoir désertée depuis longtemps. 
      Mais voilà : Hazel a des prédispositions que l'Araignée, la grand-mère psychorigide qui est aussi la Reine Faerégine, compte bien utiliser pour asseoir une fois pour toutes la famille Faérégine.

     De l'autre côté de l'océan, il y a le jeune Hob, qui sert dans une taverne bien qu'il soit très intelligent. Heureusement, une sorte d'archéologue de sites souterrains (dont la configuration ressemble beaucoup à nos villes actuelles...), le met à l'épreuve et s'arrange pour l'embaucher dans la rébellion. 
    Au summum des postes d'espionnage, se trouve le métier de domestique. C'est ainsi que Hob va apprendre les ficelles du métier et infiltrer la mystérieuse famille Faerégine, au service de l'étonnante Hazel, qui le trouble assez pour l'amener à hésiter à continuer sa mission...

      Le monde d'Impyrium est à peine esquissé dans ce premier tome, Mais on devine déjà des enjeux plus importants : les guerres de pouvoir au sein des familles magiques et la volonté du peuple de s'en libérer. On est intrigué par Hazel, qui se connaît à peine elle-même et qui connaît encore moins son héritage. C'est à se demander sur quoi s'est fondé ce monde ? Sur les ruines de l'ancien ? Sur le mensonge et la manipulation ?

     J'ai passé un très bon moment de lecture, j'ai apprécié qu'Henry Neff, comme certains autres auteurs (S.E Grove, Philip Pullman...), se penche sur la fantaisie jeunesse avec autant de sérieux, construisant un univers complexe qui fait réfléchir autant que voyager.
    Mais j'ai aussi été frustrée car, dans un souci de construction narrative d'une trilogie, j'imagine, ce premier tome nous montre un univers finalement assez fermé, celui que connaissent Hazel et Hob, et les épreuves restent à portée de ces deux jeunes. J'aurais aimé mettre déjà un pied dans la grande Aventure. 
        J'espère bien que le tome 2 va passer à la vitesse supérieure. 😊

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