dimanche 17 janvier 2016

Les étoiles de Noss Head, Vertige

Bien que je connaisse l'existence des Etoiles de Noss Head de Sophie Jomain depuis un moment, je ne me suis pas aussitôt lancée dans sa lecture. Il y avait pas mal de pour et de contre au sujet de ce livre : certains disaient qu'il s'agit d'un succédané de la saga Twilight, une sorte de pâle copie de la quadrilogie vampirique, qui comprendrait en plus le même défaut : une intrigue qui traîne en longueur et qui comprend peu d'actions. Mais, beaucoup de lectrices en recommandent néanmoins la lecture. Hum ?
Un autre argument me pousse finalement à l'achat : l'auteure est Française et c'est l'une des rares à avoir percé dans la rédaction de romances fantastiques. Je suis curieuse : il faut que j'examine ça de plus près...

Quand je commence ma lecture, je tique un peu sur le prologue : un extrait, tardif, de l'intrigue est mis en exergue. Deux créatures, sur le point de se transformer s'affrontent devant les yeux mi-fascinés mi-apeurés de l'héroïne. Cela sent l'école Twilightienne. Bon.
Je poursuis.
Malgré elle, une jeune Parisienne se retrouve à faire route pour une petite ville d'Ecosse, où habite sa grand-mère. Dès son arrivée, Hannah croise la route du beau et mystérieux Leith, qui lui fait forte impression. Peu à peu, la corvée de passer l'été dans un trou perdu se change en un passage à l'âge adulte et une initiation, parcellaire, au monde des créatures fantastiques. Ainsi, Hannah fêtera ses 18 ans en Ecosse tout en apprenant à voir une sorte de monde parallèle où se côtoieraient fantômes, vampires et loups-garous. La propriétaire de la librairie occulte de Wick, Gwen, servira de guide à Hannah tout autant que l'intérêt grandissant que cette dernière porte à Leith. On se dit que Sophie Jomain prépare là la suite de l'histoire, ce qui sera d'ailleurs confirmé par une allusion à la fin de ce premier tome. Pour le moment, l'auteure se contente seulement de déciller les yeux de son héroïne sur le monde, très ancien, des loups-garous, sur leurs codes, leurs moeurs et leur histoire. 
C'est cette initiation qui est sans doute à l'origine de la lenteur de l'intrigue, décriée par certain(e)s. Pas tellement d'actions alors, c'est vrai, mais une plongée progressive dans le fantastique représente tout l'intérêt de cette intrigue. Cela, et, bien évidemment, l'histoire d'amour fusionnel, irréversible, entre Hannah et Leith, qui malheureusement, comme le souligne la jeune héroïne elle-même, est plutôt digne d'une amourette de jeune fille de 13 ans que d'une pratiquement majeure. J'ai pensé alors que peut-être, le passage à l'acte amoureux constituerait une sorte de passage, sans retour possible, dans le camp des loups-garous et que, pour les besoins de l'intrigue, Hannah devait avoir encore une certaine liberté de choix dans la suite de ses aventures. Toutefois, il est vrai que les vertiges ressentis lors des rapprochements physiques pourraient en perdre leur crédibilité, dès lors qu'ils restent chastes. Cela ne m'a pas particulièrement gênée.
J'ai donc continué ma lecture. 
Avec plaisir d'ailleurs, attirée tout à la fois par l'exotisme du lieu (Note pour plus tard : prévoir un voyage en Ecosse...), par le monde que nous dévoile peu à peu Sophie Jomain, et par l'intrigue amoureuse. Bien sûr, certains éléments d'intrigue, certaines ficelles narratives, ne m'ont pas échappé ; j'en ai prévu quelques-unes.
A mon sens, le gros point noir, c'est surtout cette édition, "nouvelle" de surcroît. En effet, elle présente beaucoup d'oublis de mots et un nombre important de coquilles grossières, relevant d'erreurs grammaticales lourdes.

Ma lecture de Twilight remonte à plusieurs années maintenant. C'est vrai qu'il y a des ressemblances entre les intrigues, les choix de narration et de héros, un peu comme si Sophie Jomain avait été une disciple de l'école de Stephenie Meyer, une très bonne disciple même (Tout le monde n'est pas forcément capable de faire ça.). Mais j'ai apprécié que l'auteure nous propose une alternative au trio Bella/vampire/loup-garou. Sophie Jomain répond à la question que les fans des films, qui ont préféré le bouillonnant (ou presque) Jacob au marmoréen Edward se sont sans doute posée : Et si l'héroïne avait choisi plutôt le loup-garou ? 
Si vous-mêmes vous êtes posé cette question, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Cette lecture est faite dans le cadre des challenges :

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