samedi 25 juin 2016

Tunnels, de Roderick Gordon et Brian Williams

     J'ai découvert ce livre pendant une escapade Parisienne, dans les rayons de chez Boulinier, que j'ai bien entendu dévalisés. Je crois que c'est le titre qui m'a attirée : des lettres entortillées comme une tuyauterie tordue, dans un métal riveté et puis le mystère qu'il véhicule. Tous les gamins aiment faire des trous, dans la vase qui borde une rivière ou dans le sable d'une plage.  Qu'est-ce que cela peut bien cacher ? On ajoutera à ça la lecture récente de Du Bruit dans les Tuyaux d'Aude E. Lynésis, qui explore brièvement ce qui se passe en sous-sol...

     Si j'ai choisi de lire Tunnels ce mois-ci, c'est aussi, tu le sais, Lecteur, à cause des impératifs du Défi PKJ de Juin. Avec ce livre, je pouvais valider un titre sans A (Point 13) et un roman qui se passe à Londres (Point 4) : héhé...

     Et puis, faut vider la PAL (Défi "Je vide ma PAL"), maintenant que j'ai ajouté une petite douzaine de livres pour me faire plaisir en ce mois anniversaire...

     Bon. Il faut dire que j'ai trouvé cette introduction dans le monde de Tunnels un peu longue. En ce moment, je ne suis pas attentive, attentive, hein ? J'ai plutôt la capacité d'attention d'un hamster qui tourne dans sa roue, donc, mon point de vue est à relativiser, c'pas ? Cette lecture a été néanmoins agréable, bien qu'elle ait pris plus de temps que nécessaire. C'est une excellente aventure qui va de rebondissements en rebondissements. Je n'en avais pas prévu certains,  c'est pour dire ! Et puis, les thématiques abordées, les lieux, les personnages flattent notre imagination d'enfant.

     Les auteurs nous immergent dans les loisirs un peu extravagants des Burrows père et fils, qui aiment faire des trous (Bah on critique pas, hein ? Y en a qui aiment courir après un ballon ! Et d'autres, - pire encore !, qui aiment regarder des gars qui courent après un ballon ! Oui, oui !). Le père rêve de grandeur, bien qu'il en ait rabattu un peu depuis qu'il est conservateur d'un musée de la ville, lieu de souvenirs aussi hétéroclites qu'inutiles. Le fils, quant à lui, est poussé, moitié par son désir de faire des trous et moitié par l'intuition que quelque découverte extraordinaire se cache sous terre.  

     Plusieurs découvertes faites simultanément par le père et le fils, qui se le cachent l'un à l'autre, vont lancer la machine : le père va disparaître, la famille de Will, le fils, va imploser, comme si chacun de ses membres n'était qu'une pièce mal assortie au puzzle familial (On comprend pourquoi par la suite...). Alors que chacun joue sa carte, Will décide de se lancer à la poursuite de son père, dans ce tunnel que Burrows creusait secrètement dans sa cave... Will entraînera à sa suite son seul et unique ami, Chester. Et au fur et à mesure qu'ils descendront, ils iront de surprise en surprise.

     Ce livre propose donc une quête, celle du père disparu, mais aussi de l'identité, flirtant avec la thématique du monde oublié sous la surface de la Terre, qu'on retrouve dans Au centre de la Terre de Jules Verne et dans le mythe de l'Atlantide aussi, je trouve.

     Cependant, plusieurs bémols me viennent à l'esprit. Tout d'abord, je n'ai pas été particulièrement séduite par les personnages et les relations qu'ils entretiennent. Ainsi, la relation entre Will et Cal (qu'on rencontre plus tard dans le roman) aurait pu être davantage développée, si elle n'avait pas été brossée à grands traits hyperréalistes. Bon, cela vient sans doute du fait que dans ce roman, il y a une critique de la religion et de son sectarisme. Ceci explique cela. 

     Ensuite, et cela va sembler paradoxal vu que j'ai critiqué la longueur du roman..., j'aurais aimé que Will s'attarde davantage dans le monde qu'il découvre dans les sous-sols. Or, l'intrigue prend vite le pas et l'emporte ailleurs, le faisant aller et venir (Ce sera mon troisième bémol) entre les différents niveaux du sol et du sous-sol dans une logique que j'ai trouvée très relative, pour ne pas dire répétitive.

     Voilà, voilà, une mise en bouche sympathique, pleine de promesses,  mais peut-être un peu maladroite ?

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