mercredi 3 février 2016

Le Noël d'Hercule Poirot

C’est une sombre histoire de famille qui se joue autour de la mort violente de Siméon Lee, le père.
Tout cela emballé sur les quelques jours qui entourent "la Noël".
J’ai apprécié ce traitement tout à fait incongru de Noël : pas de décorations, pas de repas de famille, pas de pardon.
Et je me suis encore laissé emberlificoter par Agatha ! C’est une championne, celle-là, dans l’art de lancer son lecteur de fausses pistes ! J’ai suspecté l’un des membres de la famille et ai tenté de tenir bon face aux circonvolutions de l’enquête, en me répétant, l’air supérieurement intelligent : « Sisi, il y a une mise en scène ; c’est évident ! Ce ne peut être que… » Et… non ! Bah.

Agatha l’avait bien dit, au début de sa carrière, qu’elle ferait bien mieux que les intrigues des magazines auxquels elle était abonnée et dont elle devinait toujours l’issue.

D’abord, elle lance une intrigue amoureuse par la rencontre, fortuite ?, de Stephen Farr et de Pilar Estravados, tous deux originaires d’Afrique du Sud et sur le point de passer leur hiver dans la froide et morne Angleterre, impression qui sera largement démentie par l’avalanche de sang répandu lors du meurtre de Siméon !
Puis, vient une présentation, dans les règles, des héritiers et potentiels meurtriers de ce fauteur de troubles de vieux coureur de Siméon. Alfred Lee et sa femme Lydia vivent dans la maison paternelle et subissent la tyrannie de Siméon. Puis vient le tendre fils à sa mère, David, et sa solide femme, Hilda ; le pédant, le radin George et sa jeune épouse maline et dépensière, Magdalène, qui vivent aux crochets du vieux Lee ; l’aventureux Harry, toujours à quémander de l’argent pour sortir d’un mauvais pas.
Le vieux Siméon s’amuse des travers de chacun de ses rejetons légitimes, qu’il méprise et dont il attise çà et là la haine afin de tirer un peu de mordant, un peu de piquant de cette réunion de famille.
Mais après que le vieux Siméon a remis les compteurs de tous à zéro, quelqu’un se charge du sien, héhé. Définitivement.
Mais qui donc ?
Le chef de police Sugden est sur l’affaire quand le colonel Johnson invite Hercule Poirot à se joindre à l’enquête.

Saurez-vous identifier le coupable ?

Ma lecture dilettante ne me l’a pas permis. Qu’en sera-t-il pour vous ??

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