lundi 21 décembre 2015

Pisteur, Livre 2 - Partie 1

    J'avais un peu laissé de côté Pisteur d'Orson Scott Card et m'étais tournée vers d'autres sagas, en attendant que de nouvelles parties de livres (Oui, oui, vous notez bien ici une petite pointe d'agacement !) sortent.
    Et voilà qu'au détour d'un rayon de librairie, je croise à nouveau son chemin. Pire ! On est directement passé à la partie 2 du livre 2 ! J'ai deux parties de retard !!! Diable ! Mais où étais-je donc ces derniers mois ?
    Bref, me voilà avec la partie 1 du livre 2. Et je suis sacrément perdue... Il parlait de quoi, déjà, ce livre ? Je me rappelle une vague histoire de vaisseau spatial, de robots et d'un garçon qui suit les pistes laissées par des gens du passé. Il va en avoir, du boulot, Orson, pour me remettre à la page ! 


   
     Il faut dire qu'Orson s'en sort comme un chef pour faire ses rappels d'intrigue. Me revoilà vite fait bien fait dans l'histoire. Rigg, ça va, c'est le pisteur, Umbo, son acolyte, je maîtrise mais Param ? Miche ? Olivenko ? Aïe. Gentiment, sûrement, et avec beaucoup de finesse, Orson me laisse quelques indices : tu te souviens de Param ? C'est la princesse Sessamide qui a failli mourir de la main de sa propre mère ! Et Miche, tu sais ?, le tavernier aux gros bras et au grand coeur ? Et puis, Olivenko, le garde étudiant, tu te rappelles ? Et puis, nous sommes dans l'entremur de Vadesh, car la petite troupe l'a traversé à la fin du livre 1 (Partie 2, s'entend!), depuis l'entremur de Ram. Elle a essayé d'échapper au Général Citoyen et a voulu ainsi tenter l'exploit de traverser le Mur.
    Subtilement, Orson me permet de raccrocher les wagons. Et à nouveau l'histoire me porte... 
      Quoique. 
     Rigg et sa petite troupe découvre l'entremur de Vadesh et tente de démêler le vrai du faux de ce que leur dit le sacrifiable.  Puis, vient l'entremur d'Odin. Il me plaît bien davantage, car on découvre les stratégies de survie d'une civilisation, qui oscille entre une technologie avancée et une sorte d'Eden primitif. Et puis, c'est avec elle que les enjeux prennent de l'envergure : comment les 19 entremurs vont-ils se protéger de leurs lointains ancêtres Terriens venus pour les exterminer ?
      Peut-être sont-ce mes préjugés qui jouent sur ma perception du livre mais, avec ce découpage en parties, j'ai l'impression d'être dupée : on m'a ôtée la structure du roman, choisie par l'auteur. Alors oui, c'est vrai, ce n'est pas la première fois que les livres américains sont découpés en France. Le Trône de Fer a été allègrement tranché en plusieurs volumes. Mais cela, je ne l'ai appris que plus tard. Le mystère reste d'ailleurs quasiment entier, puisque les volumes complets sont appelés officiellement "Intégrales". Finalement, ce que je reproche aux éditions J'ai Lu ici, c'est peut-être leur volonté de transparence : d'accord, ils coupent, mais ils préviennent. Je ne sais pas.


       J'ai donc le sentiment d'avoir affaire à une histoire tronquée et boiteuse, même si j'apprécie toujours ce mélange de fantasy et de science-fiction inédit que propose Orson Scott Card et même si je goûte l'intelligence aiguë de sa narration et la construction rigoureuse de son univers.

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