jeudi 26 novembre 2015

La vie est belle !

Suivant les conseils d’un ami très cher (le magazine Flow !), je me suis lancée dans le visionnage du film La vie est belle.
« Quoi ???, vous dites-vous, elle ne le connaît pas, ce film ??? »
Moi aussi, je pensais le connaître et c’est ainsi que je l’ai croisé régulièrement sur Netflix sans aller plus loin.
En effet, je pensais avoir affaire au film de Roberto Benigni et ça, je connais ! Je me rappelle encore les gags orchestrés par ce père pour cacher à son fils la dure réalité des camps de concentration.
Eh non ! Il ne s’agissait pas de ce film-là !
C’est l’article, « Le grand bonheur des petites choses », de mon magazine préféré, qui m’a mis la puce à l’oreille.
Etrangement, le résumé du film ne correspondait pas à mon souvenir : « Le protagoniste, un brave garçon qui habite une petite ville des Etats-Unis, traverse une profonde crise. Au début du film, il est au bord du suicide. Intervient alors un ange qui lui montre ce que le monde aurait été s’il n’avait pas vécu. Le héros prend alors conscience de l’importance qu’il a pour les autres. » Et sa présence dans l’article était un peu hors de propos.
Je suis donc retournée sur Netflix. L’affiche, que voici :
Affiche du film obtenue sur le site Allociné
m’a indiqué qu’il s’agissait d’un vieux film. Aïe ! 1946. Donc film en noir et blanc. « Ah. » aurait dit mon mari, exprimant ainsi une certaine réserve…
Eh bien, ç’aurait été bien dommage de passer à côté de ce film.
Tout commence dans un cadre rassurant. Celui de l’image du film, encadrée par de grandes bandes noires. Eh oui ! L’écran des télévisions actuelles en 16/9e doit s’adapter aux anciennes versions.
Puis, la caméra survole plusieurs maisons dont la cheminée fume. Plusieurs voix différentes, celles de leurs occupants, sont en train de prier pour un homme : George Bailey. Cela sent l’histoire un peu désuète, mais aussi pleine de bonté et de bienveillance.
Certains, un peu cyniques, diraient : « Pffff, encore des niaiseries… » Mais moi, j’ai apprécié, j’ai savouré, je m’y suis reposée du monde qui m’entoure !
Ce film n’est pas mièvre, mais il s’agit bien d’un conte, de Noël, qui plus est ! Bon timing !
Car George Bailey est un vrai héros, même s’il n’en a pas conscience. Loin de l’égoïsme, de l’arrivisme, de l’individualisme de notre époque, tout à fait bien représenté par le cynique Monsieur Potter, George Bailey prend soin des autres et par son regard, ses attentions, leur donne une image positive d’eux-mêmes. Et ce sont ses actions qui soudent sa communauté. Pour tout cela, il donne de lui-même.
Il a des rêves personnels cependant : il veut voyager à travers le monde ; il voit grand. Mais chaque fois qu’il est sur le point de se lancer, la vie l’empêche de partir : des évènements historiques comme la crise de 29, mais aussi ses propres valeurs, comme sa piété filiale, qui le fait reprendre le commerce de son père, alors qu’il avait avoué à celui-ci qu’il détesterait se retrouver coincé derrière un bureau.
Son dévouement envers les autres lui cause ainsi bien du souci, la veille de Noël. Alors qu’il a lutté courageusement toute sa vie, il est prêt à renoncer. C’est là qu’intervient l’ange Clarence. Peu à peu, George Bailey va comprendre le rôle qu’il joue auprès des autres et en quoi il est riche, malgré une maison en courant d’air et une vieille automobile dont la portière peine à fermer.

Ce film prend son temps, pour poser le cadre et raconter la vie du héros jusqu’à cette nuit fatidique. Ainsi, le spectateur devient le témoin privilégié de bonnes actions au quotidien : comment de petits gestes changent la vie des gens. C’est tellement dans ma façon de penser en ce moment ! Je souhaite moi-même, comme George Bailey, avoir une influence positive sur mon entourage, afin de lutter contre la morosité et la négativité de la société actuelle.


Digressions :
Bizarrement, en regardant La vie est belle, j’ai pensé à Ma Sorcière Bien-aimée
Image tirée du générique de la série
Pourquoi donc ?
Peut-être, tout d’abord, parce que cette série a bercé mon enfance.
Peut-être aussi parce qu’elle était en noire et blanc.

Ou encore qu’elle peignait le quotidien d’une femme qui était une héroïne anonyme aussi, puisque, bien qu’elle fût une sorcière, elle tâchait néanmoins de se conduire comme une bonne épouse et de venir en aide à son mari ou à son entourage sans que cela se voie.
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