samedi 25 mars 2017

Audrey Hepburn, la vie et moi, de Lucy Holliday


Je commence Audrey Hepburn, la vie et moi, de Lucy Holliday  , que m'a gentiment confié Harpercollins, en me disant : Chouette ! De la chick-lit ! C’est frais, léger ; je vais donc passer un bon moment, pas prise de tête, bon pour le moral. Gniiiiiiiiii
Par contre, je n’ai pas particulièrement d’exigences, car je sais que la chick-lit n’est pas à l’abri des clichés. Quand on a lu, vu, relu et revu... Bridget Jones, quand on est passé par la case Accro du Shopping et qu’on connaît assez bien la littérature pétillante de Sophie Kinsella, dont je recommande chaudement le Très chère Sadie, on a une assez bonne idée des incontournables du genre, à commencer par une héroïne maladroite, qui n’est pas du tout installée dans la vie (pas de boulot, ou pas celui qui lui convient ; pas de chéri, ou pas celui qui lui convient ; une famille un rien dysfonctionnelle), mais dont les décisions aussi soudaines qu’irréfléchies, la totale mauvaise foi ou l’aveuglement profond, l’autodérision et les fidèles ami(e)s la rendent tout à fait attachante. On ajoute une petite transformation personnelle (psychologique et physique), un trio amoureux, avec un beau gosse superficiel et un non moins beau gosse mais complètement mésestimé et on a les ingrédients d’une chick-lit efficace.
Un genre léger, mais pas forcément facile à écrire, je pense.

Bon, cessons de tourner autour du pot : j’ai passé un bon moment de lecture !

Je me suis rapidement attachée à Libby, dans laquelle je me suis souvent retrouvée. Libby évolue dans le monde des acteurs de télévision, depuis toute petite. Sa mère s’est proclamée agent artistique et entend bien placer ses filles dans ce monde de paillettes. La petite sœur est une starlette en devenir. Mais Libby, elle, ne rentre pas dans les cases. Pourtant, elle s’y emploie, quitte à enfiler un infâme costume d’extraterrestre, à se cramer les cheveux ou à défiler en petite culotte dans la rue, couverte de boue. Hahaha.
Cela fait donc des années que l’héroïne rame, avec le plus grand aveuglement, dans son travail, dans sa famille, dans sa vie en général. Heureusement, elle a des amis fidèles et qui la soutiennent : Olly est un pilier incontournable, sur lequel elle peut toujours compter, qu’elle soit présente pour lui ou pas, qu’elle lui mente ou pas. Même sa meilleure amie Nora, qui vit à présent un peu loin, est prête à faire le trajet après une journée de garde parce qu’elle s’inquiète pour elle.
Et ! Et il y a Audrey. Audrey Hepburn, qui fait irruption dans le minuscule appartement de Libby, y promène son élégance et son enthousiasme juvénile. L’actrice, hallucination ou fantôme ?, vient apporter à Libby la touche d’extravagance et de prise de risques, qui va permettre à la jeune trentenaire de se sortir de l’impasse dans laquelle elle végète depuis trop longtemps.

J’ai ri et souri, avec et parfois malgré Libby, et je me suis inquiétée pour elle : comment allait-elle bien pouvoir survivre dans un 6m2, avec pour seul meuble un vieux Chesterfield qui pue le chien mouillé, et sans travail ? 😳
J’ai trouvé un peu de Très chère Sadie dans la présence fantasmée d’Audrey Hepburn, dont le pétillant rappelle beaucoup celui du fantôme des années vingt.
J’ai aussi beaucoup pensé à Bridget Jones, car le triangle amoureux, qui apparaît dans Audrey Hepburn, la vie et moi, ressemble à celui de Bridget Jones. Au début seulement. Car Lucy Holliday prend une décision qui m’a délicieusement surprise et qui me donne une furieuse envie de lire le tome 2 des aventures de Libby.
Bah oui, moi, je suis une personne raisonnable ; pendant ma lecture, je n’ai donc cessé de répéter à Libby : Mais non ! Pas çui-là ! L’est pas sérieux, çui-là ! Il te fera pas d’enfants ! l’est beaucoup trop superficiel ! Prends lui ! Oui, lui, là : l’est bien ; il a fait ses preuves.
Evidemment, les héroïnes de chick-lit tombent dans tous les panneaux de la beaugossitude, même s’ils sont gros comme des maisons (les panneaux, pas les beaux gosses, hein...) et que tu les as averties. 😩
Mais mais... Et si le beau gosse, pour une fois, en avait dans le ... (Bandes de perverses ! Je ne pensais même pas à ça ! vous jure... Peux même plus faire confiance à ses lectrices... Pfiouuuu...) Et si donc, le beau gosse, donc., en avait dans le cerveau, donc ? Ah Ah ! Et si l’héroïne décidait d’en profiter à fond, parce qu’on n’a qu’une vie et que les gens raisonnables peuvent attendre, parce que, bennnn, ils sont justement raisonnables ?
Chère maison d’édition Harpercollins, vous me filez le tome 2 ? hein ? hein ?😇😇😇



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